Scripturalité du corps et non-sens de l’amour dans l’Hermine et Le Scénario de Jean Anouilh.

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Élie Sosthène NGANGA

Résumé

À travers L’hermine et Le scénario, la poétique théâtrale de Jean Anouilh consacre un champ large à la thématique du corps féminin et son corollaire l’amour. Le corps n’est plus  simplement le lieu de construction de l’identité individuelle, mais comme espace symbolique sur lequel se pose le regard. Il est objet de désir et sujet désirant qui ne peut se réjouir que dans le contact charnel avec l’autre. L’esthétique du corps chez Jean Anouilh transcrit finalement l’absurde, le non-sens de l’amour, celui-là qui ne peut bénéficier que d’un intérêt matérialiste pour s’assouvir. Et si les vrais sentiments d’amour peuvent être à l’antipode de l’insincérité, la mort est l’ultime rançon qui dédouane les  cœurs qui languissent. L’article entend ainsi démontrer qu’à des degrés divers, l’écriture théâtrale de Jean Anouilh est loin d’une apologie de l’abject ou de l’immoralité sexuelle La dimension sensuelle devient plutôt  une stratégie et un choix dans la construction de l’identité écorchée du sujet féminin dans un espace social qui le confine dans une vision stéréotypée et réifiée.

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