Comment Merleau-Ponty renouvelle-t-il la thèse de la perception héritée de Bergson ?
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Résumé
L’article vise à montrer l’apport de Merleau-Ponty à la thèse de la perception, qu’il a héritée de Bergson. Mais, avant de nous montrer ce que Merleau-Ponty apporte à la perception héritée de Bergson, cet article nous montre d’abord comment Bergson discute le point de Zénon, sur cette thèse de la perception. Car, si Zénon voit dans le mouvement, ce qui change et divise l’espace en intervalles, pour Bergson par contre le mouvement est un acte indivisible, où se joint plutôt l’espace à lui-même. C’est en découvrant le mouvement qui est donc un acte indivisible que, Bergson a permis à Merleau-Ponty de découvrir le mouvement de la perception. Mais, Merleau-Ponty ne partage pas la thèse de Bergson qui sépare le monde du moi. D’où, l’apport de Merleau-Ponty à la thèse de la perception, héritée de Bergson, consiste à montrer comment le monde, qui vit de soi, reste toujours inséparable du moi, qui ne peut vivre hors du monde.