Oralité et écriture comme modalités du langage dans l’éducation antique
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Résumé
Le langage est, en tant que véhicule du savoir, la clef de tout acte éducatif. Or, de la pensée la connaissance se traduit par le biais de la parole (de la langue) et/ou de tout autre système graphique, comme l’écriture. En fait, en tant que remède contre l’oubli, l’écriture contribue au développement de toute connaissance. Cependant, il existe des niveaux de connaissance qui, ne se prêtant pas à l’écriture, sont accessibles par l’oralité. Telle est la dimension du savoir qui, sous l’angle de l’éducation antique, s’entend comme « sagesse » ou « connaissance de soi-même ». Ainsi, structurant le processus de la pensée en cinq facteurs de connaissance, Platon fait du dernier, à savoir : l’intellection ou contemplation, le plus haut degré, comme la voie la plus sûre pour accéder aux Idées ou à l’Etre des choses. Ce que traduisent généralement les récits mythiques, et notamment le « conte de Ng’oywêbê » qui, sous un voile symbolique mettant en scène l’interaction des différentes facultés humaines, se révèle une odyssée de l’âme vers la pureté et la connaissance véritable.